A l’heure où Google annonce par la voix de Matt Cutts la fin du règne des EMD (Exactly Matching Domain names, style location-villa-de-luxe-pas-cher.com) récapituler quelques conseils pour choisir un bon nom de domaine ne me parait pas inutile. choisir bon nom de domaine Choisir un bon nom de domaineLe choix du nom de domaine est très généralement traité tôt dans la conception d’un projet, avant que je n’arrive. Il m’arrive encore d’intervenir à ce stade, surtout quand le choix effectué pose un problème… autant éviter cette situation, pas si compliquée.

Choisir un bon nom de domaine est un atout important pour le succès du site, et un mauvais nom de domaine est une vraie épine dans le pied. Dans le cas des Brick and Mortar (les marques qui ont une présence physique) le choix du nom de domaine est  généralement simple; il y a un nom commercial, la marge de manoeuvre est réduite. Le choix du nom de domaine se portera sur le nom de la marque, à quelques variantes près. Ces variantes sont imposées par le fait qu’en France l’INPI protège les marques par activité, le code APE, alors que les extensions de noms de domaine ne tiennent pas compte de cette segmentation. Dans la suite de l’article je traiterai des pures players, des blogs et de tous les services dématérialisés pour lesquels la latitude dans le choix du nom de domaine est beaucoup plus large.

Votre nom de domaine et votre activité

L’essence de votre projet s’articule, généralement, autour d’une idée, d’un concept, qui doit pouvoir tenir en 3, 4 ou 5 mots.La phase initiale dans la recherche du bon nom de domaine consiste à poser sur le papier 10 à 15 combinaisons qui vous paraissent pertinentes. Ensuite, les ordonner en fonction de votre ressenti sur ces expressions. Faites des recherches sur Google avec les expressions que vous avez sélectionnées, regardez qui utilise quoi, vous pourriez avoir des surprises…Utilisez un serveur whois, type gandi.net et essayez des noms de domaines proches de ceux que vous avez choisis. Ceci vous permettra d’avoir une bonne vision de votre environnement concurrentiel.

Note sur la bonne longueur d’un nom de domaine

On vous dira partout « oubliez les noms de domaine de moins de 5 caractères, ils sont tous réservés depuis longtemps et vous n’avez les moyens d’en racheter un bon… » Ce n’est pas faux, mais c’est réducteur,  soyez créatifs. Pourquoi ne pas utiliser les chiffres ?

Si un nom de domaine peut techniquement aller jusqu’à 67 signes, limitez vous à une quinzaine de signes maximum.

Quelle extension prendre ?

Sur ce sujet, il n’y a pas de règle gravée dans le marbre. Votre choix dépendra de votre marque, de votre budget, de votre marché (national, international…). Mes préconisations, pour la plupart des PME en France, sont les suivantes :

  • Le .com est impératif.

N’utilisez pas un nom de domaine sur lequel vous n’auriez pas le .com.
Le réflexe utilisateur en France est d’utiliser le .com, même pour des services n’ayant pas fondamentalement de vocation commerciale. Réussir ce qu’a fait free.fr (qui n’a pas free.com) nécessite des moyens… et le nom de domaine vaut certainement l’effort. Pour labanquepostale.fr, c’est plus dommage.

  • ou jouer les extensions nationales

Une autre solution est d’intégrer l’extension dans le nom de domaine en lui ajoutant une extension nationale. L’un des pionier est del.icio.us. On remarquera tout de même que l’ultra célèbre site renvoie sur désormais delicious.com. Autre célèbre extension; le  .tv de la petite île de Tuvalu.

  • Ne négligez pa le .fr  

Ce n’est pas tellement que le .fr soit vital,  mais posséder son .fr c’est assurer un bout de son périmètre de sécurité. Votre nom de domaine doit être unique. Donnez-vous les moyens d’éviter un proche voisin en .fr.

  • Les .org, .net, .biz et autres .eu sont optionnels

Sauf exception, personne ne vous recherchera avec une telle extension. Pour ceux qui ont peur que des cyber-squatteurs ne viennent prendre leur domaine suivi d’un .net, ce n’est pas la méthode utilisée par ces gens là. Cette remarque ne s’adresse pas aux marques fortement valorisées. Celles-ci doivent être largement protégées, d’autant que le prix d’un domaine est négligeable en soit. Et pour ces marques, faire appel à un juriste spécialisé est nécessaire.

Si vous avez une vocation, même à long terme à vous positionner sur un marché étranger, n’oubliez pas d’acquérir l’extension locale, par exemple un .co.uk

Votre nom de domaine doit être unique

Fuyez les noms de domaine proches déjà existant. Evitez toute sorte de confusion, ce qui était déjà la règle sur les extensions. Les variations du type singulier/pluriel, permutation de mots sont sources de confusion – à proscrire.

Si vous utilisez (par hasard) un nom comme amazon.com il parait prudent de prendre amazone.com. Plus modestement, gduchamps.com (avec un s) redirige sur gduchamp.com (sans s). Ce n’est pas pour lutter contre le cyber-squatting, mais juste par commodité pour ceux qui tapent mon adresse avec cette erreur (courante).

Un bon nom de domaine est prononçable et mémorisable

Chacun d’entre nous visite plusieurs nouveaux sites par jour. Aidez les visiteurs qui ont apprécié votre site à s’en souvenir, à être capable de le citer sans erreur. La répétition d’un logo clair en haut de page, contenant votre nom de domaine, est nécessaire bien sûr. Un nom de domaine simple l’est tout autant (sinon vous n’arriverez pas à le mettre dans votre logo).

Que votre interlocuteur comprenne sans difficulté votre nom de domaine, vous paraitra précieux lorsque vous ou vos équipes le diront 10, 50, 100 fois par jour.

Si un jeu de mots peut aider un nom de domaine à être mémorisable, il va probablement entraver la transmission, notamment au téléphone.

Les mots clés dans le nom de domaine

Comme je l’annonçais en introduction, la valeur des mots clés dans le nom de domaine est en perte de vitesse du côté de Google. Ceci dit, la réponse reste sans aucun doute, oui, il vaut mieux utiliser une ou deux expressions clés dans son nom de domaine, dans la mesure où celà ne contredit pas les autres règles (longueur, lisibilité, mémorisation,transmission, internationalisation…)

avec ou sans tiret, les accents et les accents

La règle ratissez large s’applique encore une fois. donc en cas de doute, prenez toujours les différentes options. Tout simplement parce que même si un (nouveau) visiteur sur 1000 est récupéré ainsi il ne faut pas le négliger.

Les tirets aident à la lisibilité, c’est certains. Ne lisez-vous pas mieux location-de-voiture.com que locationdevoiture.com. En revanche, les tirets sont un frein à la transmission. Combien de fois votre interlocuteur vous a-t-il demandé « le tiret du 6 ? ». Sur ce sujet, aucune hésitation, il faut absolument posséder les 2 versions. N’envisagez pas l’idée d’aller utiliser voyages-tres-chic.com si quelqu’un utilise voyagestreschic.com (celà va de soi non ?). Juridiquement, L‘OMPI protège le premier des 2 dépositaires d’une version avec et sans tiret, cependant, encore une fois, mieux vaut être prudent et anticiper.

Même règle pour les accents. Si votre site cadeau-éternel.com (avec accent) redirige les visiteurs sur le site principal cadeau-eternel.com, vous récupérez une partie de votre visitorat.

Le nom de domaine et la communication

Après tous ces (bons) conseils, vous aurez probablement 5, 10 ou 20 noms de domaines déposés. Ne communiquez que sur un seul, même si vous êtes sur des marchés étrangers. Tous les autres sont redirigés (redirections visibles et permanentes) sur le domaine principal

>> c’est le .com sans tiret, sans accent

 

 

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